PORTRAIT N°2 – TAMARA

Hello les reines !

Je reviens cette semaine avec un second portrait. Je vais donc vous présenter Tamara Salawa, une belle jeune femme de 29 ans originaire de la République Démocratique du Congo et créatrice de la marque de produit capillaire pour cheveux crépus/frisés : Afro Care.

J’ai eu l’occasion de la rencontrer pour la 1ère fois au mois de mars lors d’un workshop qu’elle a animé durant l’évènement organisé par Osez le Foulard dans le but de mettre la femme africaine en valeur. J’ai adoré son workshop : ce qu’elle y a expliqué, ses conseils etc. En plus par après, j’ai pu discuter un petit peu avec elle et c’est une femme très sympathique et ouverte. J’ai donc fini par prendre mon courage à deux mains et lui ai envoyé un message pour lui demander une interview qu’elle a accepté. Je suis donc très contente de vous présenter Tamara. J’espère qu’elle vous inspirera et que ses conseils vous aideront autant qu’à moi.

INTERVIEW :

Bonjour Tamara, comment vas-tu ? Tout d’abord pourrais-tu m’en dire un peu plus sur toi pour mes lectrices stp ?

Bonjour Régina, je vais bien merci. Je m’appelle Tamara Salawa, j’ai 29 ans, je suis fiancée, bientôt mariée ;D et j’ai deux adorables petites filles de 4 et 2 ans. Elles sont ma motivation de chaque jour dans mon évolution capillaire que j’ai débuté, il y a de cela 5 ans.

 1.           Expliques-nous ce qui t’as poussé à revenir au naturel ?

Etant croyante, je me suis mise à penser qu’un Dieu parfait qui aurait fait la Terre et les hommes, parfaits, à son image, ne pourrait pas avoir loupé son coup sur une seule région du globe, l’Afrique noire. NON! Dieu nous a fait parfaits avec tout ce qu’il existe pour pouvoir prendre soin de nous. Donc mes cheveux aux naturels peuvent être beaux, longs et en bonne santé, il « suffit » d’apprendre à les connaître. C’est ainsi que j’ai commencé ma transition.

2.         Qu’a pensé ton entourage au début de ton retour au naturel ?

(HAHAHA) À l’unanimité, mon entourage me pensait folle et complètement inconsciente de ce que je faisais. Le jour où j’ai coupé mes cheveux, ma mère a pensé que j’étais en pleine dépression hahaha. Mon fiancé, ma sœur et ma grand-mère n’ont su caché leur joie lorsque je leur ai montré mon nouveau look.
Je leur avais parlé de mon intention de ne plus défriser mes cheveux et de les couper par la suite car cela faisait déjà 6 mois que j’avais arrêté. Mais la réalité était plus contraignante car lorsque j’ai coupé, j’ai réalisé que la texture de mes cheveux était bien plus crépue que je ne le pensais. C’est à ce moment que la découverte ou plutôt la redécouverte de mes cheveux a commencé.

3.       Quel(s) a/ont été la/les difficulté(s) auquel tu as dû faire face depuis ton retour au naturel ?

Au début, le plus dur était le regard et les commentaires de mon entourage : « Tu vas laisser comme ça ? Tu ne veux pas un peu relaxer ? Tu arrives à passer le peigne dans ça ? Tes cheveux sont vraiment secs, on dirait de la paille,… ». Heureusement, je m’étais fixée un objectif de 5 ans pour atteindre la longueur et la texture souhaitée.
En plus, je n’avais pas tous les produits disponibles comme on les trouve en ce moment et je n’avais aucune idée de comment bien hydrater mes cheveux. Je regardais des youtubeuses pendant des heures mais le résultat chez moi, n’était jamais le même. Jusqu’à ce que je comprenne que c’était des dommages causés à mes cheveux depuis toutes ses années que je devais réparer. Il ne faut pas tout affronter en même temps, prenez un problème à la fois (pointes sèches, alopécie, manque d’hydratation, cheveux cassants, etc.) Mais lorsque vos cheveux deviennent généralement hydratés, c’est à ce moment que vous commencez à voir les résultats. Ce n’est pas évident tous les jours, mais il faut s’accrocher.

 

4.       Que souhaites-tu véhiculer à travers ta marque « Afro Care » ?

À travers « Afro Care », je souhaite transmettre l’importance de se valoriser en tant que femme d’origine africaine avec notre propre beauté, loin des standards véhiculés par la société. Nous sommes belles et tellement différentes les unes des autres, qu’il est impératif de reconnaître chaque beauté comme un potentiel  pour se sublimer d’avantage. De plus, je souhaiterais inciter notre génération à se pencher sur la question de notre place en tant que consommateur ; ici à l’occurrence, de produits cosmétiques. Sommes-nous suffisamment représentés dans le secteur de la beauté, de la mode et de la cosmétique ? Non. C’est à nous de faire valoir notre culture et notre existence, nous sommes les mieux placés pour partager, véhiculer et imposer notre style. Pour cela, il faut clairement nourrir un amour de soi, de sa couleur, de ses attributs et de sa culture pour pouvoir le transmettre aux générations futures.

5.     Peux-tu nous en dire plus sur le(s) ingrédient(s) qui composent tes produits capillaires ? Pourquoi ce choix ?

Les ingrédients que j’utilise pour préparer mes produits sont essentiellement des composants d’origines naturelles, végétales et pour la plupart, issus de l’agriculture biologique. J’utilise des jus naturels, des beurres, des huiles, des huiles essentielles mais aussi des poudres végétales aux propriétés diverses.
J’ai depuis 5 ans, testé et utilisé des tas de produits cosmétiques industriels, mais là où j’ai réellement constaté des résultats flagrants dans mes cheveux, c’est lorsque j’ai commencé à faire mes préparations, masques et soins moi-même, il y a de cela un an et demi. Le constat est que les ingrédients naturels agissent directement et efficacement car ils se retrouvent en plus grande quantité dans les produits. Donc l’action des composants est amplifiée par rapport à un produit dans lequel les composants sont dilués avec toutes sortes d’additifs chimiques.

6.     Etant maman d’une petite fille, quel(s) conseil(s) donnerais-tu à une autre maman pour prendre soin des cheveux de son enfant ?

La première chose à faire est de s’assurer que les cheveux soient toujours hydratés. Depuis qu’elles sont nées, je n’hésite pas à humidifier leurs petites têtes crépues avec de l’eau et de l’huile. L’huile d’amande douce ou de coco est recommandée pour les bébés. Mais surtout, il faut éviter de trop manipuler le cheveu avec trop de tresses ou de nattes trop serrées. Ou encore de leur mettre des rajouts car étant plus lourdes que leurs cheveux, ceux-ci vont se fragiliser et se casser.
Notre enfant, tout comme nous, doit apprendre à s’aimer avec ses cheveux et en ce qui me concerne, c’est en me voyant que ma fille, était fière d’avoir les cheveux comme moi, de pouvoir faire « la même coiffure que maman ». Nous sommes leur exemple car ils s’inspirent de ce qu’ils observent. Au quotidien, il est important que ces petits gestes d’entretien (dormir avec le foulard, hydrater avec un spray, démêler et faire des tresses ou torsades) deviennent une habitude pour notre enfant qui y trouvera du plaisir car il sera que c’est pour qu’il/elle soit plus beau/belle ;D. Lorsque je vois ma grande fille se regarder dans le miroir quand j’ai fini de la coiffer ou la dernière qui essaie de se mettre du spray toute seule, j’ai de la joie car elles sont déjà fières de leurs cheveux tels qu’ils sont.

7.         Ton top 3 astuces pour faire pousser les cheveux.

– L’huile de ricin ou l’huile de coco en massage un peu chaque jour sur le cuir chevelu, stimule fortement la pousse.

-Le fait de se brosser ou peigner les cheveux en effectuant en même temps un massage, cela va stimuler le flux sanguin et favoriser la pousse.

-Laissez vos cheveux tranquilles quelques fois et ils vous le rendront. Vous pouvez les hydrater sans pour autant trop les manipuler. Ils pousseront comme un buisson.
Aussi le fait de boire beaucoup d’eau peut faciliter l’hydratation des cheveux de l’intérieur et permettre la pousse.

8.      Enfin, as-tu des projets futurs pour « Afro Care » ?

Oui, j’en ai pleins, mais je pense qu’ils se concrétiseront pas à pas. Pour l’instant, je me concentre sur la création de la gamme et des ateliers de préparation de produits sur mesure et de conseils. Prochainement, j’aimerais ouvrir une boutique en ligne pour faciliter les commandes et avoir le retour des consommateurs.
Je souhaiterais aussi faire des conférences, réunions, rencontres pour mettre en avant l’histoire du cheveu crépu par la connaissance de l’histoire de L’Afrique antique et sensibiliser les artistes sur ce sujet afin d’avoir un reflet de cette conscientisation dans l’art contemporain.

Ensuite, je souhaite élargir la zone d’impact au continent africain car trop de préjugés et de mentalités erronées bloquent encore l’émergence de la Beauté africaine. « Afro Care » a pour but de déterminer le cheveu crépu comme critère de beauté et d’élégance.#afrochic

Je tiens également à te remercier Régina pour l’intérêt que tu as porté à mon projet et pour le travail de partage et d’informations que tu fais.

       Voilà, j’espère que cet interview vous a plu. Connaissiez-vous déjà Tamara ? Ou sa marque ?
Je tiens encore une fois à la remercier.
Si vous voulez en savoir un peu plus sur elle et ses produits, n’hésitez pas à la suivre sur ses différents réseaux sociaux :

https://www.facebook.com/afrocareafrica/  ou https://www.instagram.com/afro_care/

Bisous & à la prochaine,

Régina.

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